Tokyo, Japon : Jour 9

Jour 9

C’est le moment de se divertir. Par conséquent, quoi de mieux que de se rendre sur l’île artificielle du divertissement, Odaiba.

Pourquoi là ? Parce que pendant notre séjour, il y a le Comiket qui s’y déroule. Le Comiket, c’est un grand marché basé sur les mangas qui se tient 2 fois par an à Tokyo.

On démarre de Tokyo, mais pour une fois, ce n’est pas le train qui nous y emmènera (l’île n’est pas desservie par une station JR), mais le tramway aérien.

Et pouf, nous y voilà (sur le chemin, on a vu l’horloge Ghibli depuis le tramway). Il faut marcher quelques dizaines de minutes pour arriver au centre des conventions. On traverse une réplique d’un quartier entier façon « à l’européenne ». Plutôt Italie/Espagne d’ailleurs. Et un quartier d’affaires genre « La Défense ».

Arrivés aux alentours du Big Sight (le nom du centre des conventions), ça se noircit de monde petit à petit. Quand on est sur le parvis devant l’entrée, on voit quelques cosplayeurs poser un peu partout.
Ils rigolent zéro les cosplayeurs là bas.
On rentre vite, parce qu’on est pressés de voir mais c’est tellement blindé qu’on met 20 minutes avant d’atteindre le centre névralgique de la convention.

Et quand on y arrive enfin, c’est … déroutant.

Franchement on n’a rien pigé.

2 millions de m², 800 millions de personnes, 26 millions de stands de mangas amateurs dont 95% sont des mangas coquins (les chiffres donnés sont inexactes).

Ils ont la dalle les japonais.

On fait un tour quand même pour faire genre on comprend et tout, et pour voir s’il y a pas autre chose quand même mais non. Hentaïs, hentaïs, hentaïs.

Pour la première fois au Japon, on est submergés par leur culture. Cernés par les nichons crayonnés, on abdique et on décide d’aller voir les cosplayeurs qu’on a vus plus tôt, ça on comprend.

Et… c’était aussi bizarre. Les cosplays sont magnifiques mais les filles déguisées, avec tous les side boobs et under boobs que ça implique, avaient le plus la côte. Mais surtout auprès des quinquagénaires, ameutés les uns sur les autres, avec le nez qui saigne à la Tortue Géniale, en train de mitrailler le modèle de photos. C’était un peu le malaise.

Ils ont la dalle les japonais 2.

On a voulu prendre des photos d’un peu loin, mais un mec nous a engueulé. On savait même pas qui c’était.

Suite à tout ça, on abandonne définitivement le Comiket. Le Japon nous a mis KO sur ce coup.

C’est pas grave, on va aller du côté des centres commerciaux et de loisirs d’Odaiba. On doit prendre un grand pont trop stylé, qui fait parfaitement le distinction entre le quartier des affaires et le quartier de l’amusement.

Vers la grande roue, il y a un centre commercial dans lequel on fait un rapide tour mais rien de bien fou, puis, à la fin de ce pont, on arrive en face du Tokyo Diver City. Le nom, ne dit peut être rien, c’est un gigantesque centre commercial sur plusieurs étages. Mais c’est surtout devant ce bâtiment qu’on peut trouver :

Ce beau gosse.

Un Gundam à taille réelle 20m. Je suis pas particulièrement fan de la licence mais, il est classe quand même.

Après quelques selfies devant le robot, on entre dans le centre commercial juste derrière.

On fait encore un rapide tour dans les galeries pour arriver à l’étage final qui est une énorme salle de jeux.
Odaiba, C’est l’île du divertissement ou c’est pas l’île du divertissement ?
Alors divertissons nous.

Il y a énormément de choses à faire et tout est accessible dès l’entrée, le prix sera en fonction du temps passé dans la salle. On commence par la machine à rodéo, on enchaîne avec les fléchettes, pour poursuivre sur le ping-pong. Il y a l’inimitable jeu de rythme où on nous fait passer de la techno hardcore pour quelque chose de mignon. On a perdu en mode facile…
Les bornes d’arcade classique avec les sticks, celles de tir avec les flingues, celles de conduite branchées en réseau pour affronter les gens dans la salle.

Pour info, on a démoli ce petit garçon à la course.
Mais je le soupçonne d’avoir fait exprès d’être trop petit pour atteindre les pédales, parce qu’il a vu qu’on été des noobs.

Il y avait aussi un circuit intérieur pour faire des courses d’hoverboards, de gyropodes et de petites motos. Et un simulateur de tir au buts. D’ailleurs, portant mon maillot de l’équipe de France ce jour là, c’est dans ce module que j’ai croisé le regard d’un japonais qui lui aussi le portait. On s’est regardés genre « toi, tu sais toi », à la limite du clin d’œil. Quels ringards…

Mais le plus marrant de tout, c’était le simulateur de Baseball. Dans le pays où ce sport est roi, on se devait de l’honorer. On est passé de « pue du cul » à « correct moins » en l’espace de 30 minutes. On a même pu ne pas être trop ridicules dans le simulateur qui lançait la balle à 120 km/h.

Après 3h, on passe à la caisse pour régler. La caissière nous donne des jetons en cadeau pour aller les dépenser dans le pachinko slot de l’étage du dessous et un jeton pour faire une photo au photomaton kawaii qui est juste à la sortie. Le photomaton est encombrés d’enfants qui n’ont pas de jeton. Ils n’ont pas l’air décidés à nous laisser la place. Tant pis, on n’aura pas notre photo kawaii.

Adjacent à la salle de jeux, il y a bien évidemment le shop GUNDAM. Avec la réplique géante devant le centre commercial, il se devait d’avoir un petit magasin à propos de ça. Et par petit, je veux dire, la taille d’un supermarché. Rempli de maquettes de mechas mais pas que. J’ai quand même envie de marquer le coup, les robots sont incroyables mais j’ai la flemme d’une maquette. Je jette donc mon dévolu sur une paire de chaussettes qui je l’espère me donnera l’air cool.

On descend donc dans le pachinko slot à l’étage du dessous. On claque les jetons et on gagne un plein gobelet d’autres jetons à dépenser. On les dépense mal et on est à sec. Mais on va s’arrêter.

Après tout ça, on sort du Diver City, la nuit tombe, on assiste au coucher de soleil devant la statue de la liberté.

Oui.

Tramway retour, on rentre à l’hôtel. Le Onsen me manque.

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